A propos

Dime«Développer un référentiel de compétences et des modules de formation favorisant l’Inclusion des Migrants vers l’Europe»

Le projet réunit 6 partenaires de 4 pays riverains de la Méditerranée (Espagne, France, Grèce, Italie) avec des approches et vécus différents des phénomènes migratoires, tous engagés dans la formation et l’inclusion des populations migrantes extra-communautaires, principalement celles en provenance des pays d’Afrique du Nord qui seront le public cible :

  • Association Internationale de Formation et de Recherche en Instruction Spécialisée, Santé, Social AIFRISSS (FR)
  • Centro Italiano Opere Salesiane Femminili – CIOSF/FP (IT)
  • KINONIKES SINETERISTIKES DRASTIRIOTITES EFPATHON OMADON – K.S.D.E.O. « EDRA » (GR)
  • Universidad de HUELVA (ES)
  • Universidad de JAÉN (ES)
  • INstitut SUPérieur de Formation Permanente – INSUP (FR), coordinateur.

Les questions de migrations et de cohésion sociale sont une priorité pour le Conseil de l’Europe, qui définit la cohésion sociale comme « la capacité d’une société à assurer le bien-être de tous ses membres, à minimiser les disparités et à éviter la polarisation ». L’influence de l’immigration sur la cohésion sociale est l’un des enjeux majeurs de l’avenir de l’Europe et l’une des priorités de l’Union européenne. Pourtant, des données d’Eurostat montrent que le taux de chômage des migrants est d’environ 21% contre 10% pour les nationaux des Etats membres. Une telle situation s’inscrit dans le contexte particulier de la crise économique et d’une montée du populisme et de la xénophobie dans un nombre croissant de pays de l’Union, qui prennent les publics migrants pour cible. Nombre d’entre eux sont ainsi exposés à l’exclusion dans l’emploi, le logement, la santé et l’éducation. Ils sont confrontés à de nombreux obstacles qui les empêchent de s’intégrer dans les sociétés d’accueil.

Pour le consortium, améliorer l’offre d’éducation et de formation des migrants est l’un des axes essentiels pour favoriser leur intégration et promouvoir la cohésion sociale. Ainsi les concepteurs du projet se proposent de :

  • Développer un référentiel des compétences formelles et non formelles nécessaires à l’inclusion des personnes migrantes
  • Elaborer et mettre en œuvre des modules, méthodes et outils pédagogiques interactifs nouveaux axés sur les processus d’apprentissage, la transversalité, ensemble de processus qui faciliteront l’intégration socioculturelle et économique.

L’impact final escompté est celui d’une reconnaissance du public cible et son inscription dans une démarche active et positive d’intégration sociale, culturelle et professionnelle. Les résultats attendus sont multiples :

Au niveau du public cible :
  • Rompre l’isolement social dans lequel la précarisation de leur situation les a bien souvent enfermés
  • Lever les freins à l’insertion socioprofessionnelle (santé, logement, culturel, linguistique…)
  • Rapprocher les participants des acteurs locaux, des structures sociales et associatives
  • Envisager un rapprochement avec le milieu du travail par l’identification des compétences formelles et informelles acquises et celles à développer pour s’intégrer durablement dans le pays d’accueil.
Au niveau des acteurs de l’insertion sociale et professionnelle :
  • Donner aux formateurs, des contenus, méthodes et outils pédagogiques innovants permettant de diversifier les processus d’apprentissage
  • Harmoniser les pratiques de formation à l’échelle européenne et nationale
  • Créer un mode opératoire transférable à d’autres pays Européens et disséminé dans les pays d’origine des migrants
  • Mettre à disposition des organismes de formation des modes opératoires transférables sur d’autres actions en direction de publics défavorisés.

Les résultats feront l’objet d’une large diffusion via le site internet et seront présentés lors du séminaire de clôture en 2018.