Présentation

Le projet DIME se propose de construire un référentiel de compétences formelles et non formelles et des modules de formation en direction des migrants hors Union Européenne, résidant sur le territoire depuis moins de deux ans et en situation régulière.

Pour ce faire, le projet se décompose en 3 phases et sous-activités :

1/ Construction du référentiel de compétences formelles et non-formelles

L’élaboration d’un référentiel de compétences ne peut se faire sans la prise en considération de l’existant. En effet, le consortium s’est accordé sur la nécessité de comprendre le phénomène migratoire dans chaque pays et les freins à l’inclusion des migrants afin de produire un référentiel de compétences adapté aux situations vécues par le public cible. Aussi, chaque Etat partenaire a produit un « Etat des lieux de la migration » dans son pays et réalisé des entretiens semi-directifs auprès des acteurs qui œuvrent en direction des migrants (Institutions, décideurs politiques, structures d’accueil, entreprises…) et des migrants eux-mêmes.

D’autre part, l’analyse des pratiques de formation existantes, l’identification des bonnes pratiques par des experts et la diffusion d’un questionnaire auprès des organismes de formation, permettront de répertorier celles qui s’avèrent indispensables et celles qui méritent d’être développées.

2/ Construction et formalisation des modules de formation

Construction des modules de formation

Expérimentation des modules de formation

Retour d’expérimentation et formalisation des modules

Cette phase a pour objectif de traduire les compétences formalisées dans le référentiel en modules de formation. Il s’agira ici de penser le contenu, les méthodes et outils pédagogiques permettant de réaliser des formations adaptées aux niveaux, besoins et styles d’apprentissages des migrants et d’apporter une réponse générique à leurs problèmes d’inclusion sociale et professionnelle.

Les partenaires s’accordent sur la nécessité de tester les modules de formation. L’expérimentation s’effectuera dans 4 structures de chaque Etat partenaire qui mettent en œuvre des actions de formation auprès de migrants extracommunautaires, dont à minima 2 organismes de formation professionnelle. Ces expérimentations porteront sur 4 actions de formation dont obligatoirement 1 en linguistique et 1 en insertion professionnelle.

Un retour sur l’expérimentation sera effectué afin d’ajuster les modules de formation en conséquence.